Texts

Christophe Gravis revendique la diversité et la multiplicité des approches, refusant de se laisser enfermer dans une des cases prédéfinies qui structurent le discours critique sur l’art.
Sa pratique artistique est polymorphe et, partant, difficilement cernable, réfutant d’emblée toute analyse critique. On peut, cependant, y discerner les influences de Klein, de Warhol, de Duchamp, de Beuys et de l’art brut, ainsi qu’une volonté d’élaborer un propos à plusieurs niveaux de lecture : social, poétique, culturel.
Pour le reste, mieux vaut laisser l’artiste s’exprimer : « Je suis souvent interpellé par les notions de contrastes, de diversité et de confrontation. Sans doute parce qu’elles reflètent notre monde. Alors j’utilise une multitude de signes dont l’assemblage tend à construire un langage […] à résonances multiples. Il pourrait s’accorder à la sensibilité de celui qui s’emploie à le décoder puis l’inviter à faire son propre cheminement. »
Louis Doucet.

"Loin des références au réel, ma pratique témoigne d’un cheminement personnel, d’une autofiction. Elle se nourrit de recherches, précisément de réflexions sur les notions d’espace et de couleur et peut s’inscrire dans la lignée de l’art minimal. Différents volumes sont construits en bois. Les formes volontairement simples recherchent l’essentiel. Elles s’imbriquent, s’assemblent les unes aux autres jusqu’à former un équilibre, une tension dynamique. Ces assemblages intitulés « reliefs » se définissent par leurs propres espaces mais aussi en relation avec l’espace in situ.
Viennent ensuite le polissage et les passages de peinture posés en aplats, presque monochromes. La simplicité des formes accroît les contrastes et la sensorialité de la couleur.
Entre peinture, sculpture et installation, ce langage serait à résonances multiples. Il pourrait s’accorder à la sensibilité de celui qui s’emploie à le décoder puis l’inviter à faire son propre cheminement".
Christophe Gravis.

Top